LE LADAKH :

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Le Ladakh, « pays des cols » en tibétain, couvre 97782 km 2, environ trois fois la Belgique. C'est la vingt-cinquième province de l'Inde mais autonome de l'état du Jammu et Cachemire. On l'appelle également le « Petit Tibet ».

La province du Ladakh se situe entre deux chaînes de montagnes les plus hautes du monde. Au nord, la chaîne de Karakoram où se situe la deuxième montagne la plus élevée, le K2 (8 610m). Au sud, la chaîne de l'Himalaya. Le col du Karakoram (5 517 m) est situé au nord-est de la chaîne et facilite un passage direct entre l'Inde et la Chine (Tibet). Elle est traversée par 2 autres chaînes parallèles : la chaîne Zanskar et la chaîne Ladakh .

Jusqu'il y a quelques années, le Ladakh était une voie d'accès vers le Tibet, reliant l'Inde au Tibet et au Turkistan Est. En tant que tel, c'était un centre commercial important. Il était également le point de rencontre entre les cultures et traditions venant du Tibet, d'Inde, de Chine et de l'Islam.

Sa population est estimée à 150 000 personnes, principalement des agriculteurs et des éleveurs sédentaires. Il y a une minorité de pasteurs nomades. Ils sont à majorité bouddhistes et hiérarchisés en quatre ordres sociaux : la famille royale, les nobles, les gens ordinaires et les basses castes. En principe, le système de castes n'existe pas au Ladakh mais, un dicton bouddhique dit quand même « Les doigts d'une main ne se ressemblent pas ».

Le Ladakh ne s'est ouvert au tourisme qu'en 1974, après que les autorités indiennes ouvrent la route Srinagar-Leh et désenclavent la région. Un exemple frappant est qu'il y a entre 1000 et 1500 personnes qui font le trek principal au Ladakh contre 40 000 personnes pour le tour des Annapurnas au Népal.

Pendant presque 900 ans, le Ladakh était un royaume indépendant. Ses dynasties descendaient des rois du vieux Tibet. Le royaume atteignit sa plus grande gloire et ampleur géographique au début du 17ème siècle, sous le Roi Singge Namgyal, dont le domaine était étendu à travers Spiti et le Tibet occidental jusqu'à la Mayum-La, au delà des emplacements sacrés du Mont Kailash et du lac Mansarovar.

Le Ladakh est composé de cinq régions : la vallée de l'Indus et la capitale Leh forment la région du Ladakh, au nord La Nubra, au sud-est Le Rupshu, à l'ouest la zone frontière avec le Cachemire c'est le Purig ou Bas-Ladakh et enfin au sud-ouest le ZANSKAR. C'est dans celle-ci que se trouve le Tchadar, le fleuve gelé. Le Zanskar endure un climat très rude en hiver, en plus d'un isolement quasi-total. Zanskar signifie le pays du cuivre, on l'appelle aussi Chos Yul  : le pays religieux.

[Dalaï Lama]

LE ZANSKAR :

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Le royaume du Zanskar a longtemps été gouverné par deux rois issus de la famille royale du Ladakh. Ces deux rois avaient installé leurs capitales à Zangla et à Padum. Lors de l'accession de l'Inde à l'indépendance, la totalité de la région du Cachemire à majorité musulmane mais possédant une importante communauté bouddhiste fut rattachée à l'Inde sous la pression des armes. Le Pakistan voisin s'appropria la partie nord de ce territoire et réclame depuis fort longtemps la restitution de la région de Srinagar qui de ce fait vit sous haute tension depuis presque 20 ans. Le Zanskar est longtemps resté en marge de ces problèmes du fait de son isolement total, Il fût rattaché à la région du Ladakh dans l'état Indien du Cachemire.

Le Zanskar ne peut s'atteindre qu'au prix d'un périple fatiguant combinant allégrement avion, bus, train, camion et à pieds. En dehors des treks il faut deux journées de bus via Kargil, la vallée de la Suru et le col du Pensi la à 4400m. L'on atteint alors ce petit paradis tibétain en 4 journées éprouvantes en comptant 1 journée indispensable d'acclimatation à l'altitude à Leh. Une autre solution consiste à prendre un train Delhi - Jammu, un bus Jammu - Srinagar puis encore deux jours de bus entre Srinagar et Padum la capitale du Zanskar: cet itinéraire risque cependant de vous laisser un mauvais goût dans la bouche si vous ne musardez pas en route (au moins à Srinagar).

La vallée du Zanskar compte environ 15 000 habitants très majoritairement boudhistes et paysans. Les conditions climatiques très rudes et le manque criant d'eau ne permettent pas une culture intensive, les villageois ne cultivent que de quoi survenir à leurs besoins propres et immédiats. Les principales cultures sont l'orge, les petit pois et le blé. Les villageois possèdent parfois un petit potager dans lequel ils font pousser quelques pommes de terre, tomates, haricots et autres légumes. Il n'y a aucun arbre fruitier au Zanskar, les fruits sont rares et tous sont importés en camions du Ladakh ou de Srinagar. Le bétails se composent de Yacks, dzos et chèvres, chaque famille possédant généralement 1 ou 2 chevaux afin de se déplacer.

« La sensation d'être heureux ou malheureux dépend rarement de notre état dans l'absolu, mais de notre perception de la situation, de notre capacité à nous satisfaire de ce que nous avons. »

[Dalaï Lama]